beatrice_angrand_sc.png
Béatrice Angrand à la présidence du Service Civique
SERVICE CIVIQUE
par

Le Service Civique, au service des jeunes qui s’engagent pour le bien commun

Vous lisezLe Service Civique, au service des jeunes qui s’engagent pour le bien commun
5 min

Créé en 2010, le Service Civique aide les jeunes à s’engager au service de l’intérêt général. Un dispositif en plein essor qui profite à toute la société. Entretien avec Béatrice Angrand, nouvelle Présidente de l’Agence du Service Civique.

Quelle est la vocation du Service Civique et à qui s’adresse-t-il ?

Béatrice Angrand : Le Service Civique est une opportunité offerte aux jeunes d’effectuer un engagement volontaire au service de l’intérêt général. Le dispositif est ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, et étendu jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap. L’engagement se met en place sans condition de diplôme, c’est la motivation du futur volontaire qui prévaut sur le diplôme ou les expériences passées.

Les jeunes peuvent trouver des missions auprès des 11 000 organismes d’accueil agréés par l’Agence du Service Civique : associations, collectivités, établissements publics, entreprises publiques, entreprises de l’ESS, etc. Leur mission est indemnisée à hauteur de 580 euros par mois, sur une période de 6 à 12 mois en France, en Europe ou dans le monde. Le Service Civique, c’est donc aussi une rencontre entre un jeune qui donne son temps pour une cause et un organisme qui l’accueille dans l’un des « 9 grands domaines reconnus comme prioritaires pour la nation » : culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation pour tous, environnement, intervention d'urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité, sport. Ces organismes sont des associations, des collectivités territoriales ou le secteur public (dans le cadre de « grands programmes ministériels » dans des champs comme la lutte contre l’isolement des personnes âgées ou la fracture numérique, le décrochage scolaire, etc.).

Lancé le 10 mars 2010, inscrit de par la loi dans le code du service national, le Service Civique fêtera ses 10 ans en 2020. Depuis son lancement, ce sont au total plus de 350 000 volontaires qui se sont engagés. En 2018, 140 000 volontaires étaient en mission de Service Civique. Cela correspond à une envie d’engagement et à une demande forte de la jeunesse : selon le baromètre IFOP 2017, 67% des jeunes sont prêts à s’engager dans une mission.

Bref, le Service Civique a comme principal objectif d’offrir la chance à des jeunes de se rendre utile à la société, aux autres, et de s’épanouir en tant que citoyen. Ses effets bénéfiques irriguent l’ensemble de la société !

 

Quelles sont les missions de l'Agence ?

B. A. : L’Agence du Service Civique est l’opérateur unique de l’Etat qui pilote la politique du Service Civique – promeut le dispositif, garantit la qualité des missions, indemnise les jeunes etc. C’est un GIP (Groupement d’intérêt public) créé en 2010. Il possède une double vocation, française et européenne. En effet, l’Agence est aussi l’organisme national chargé par la Commission européenne de mettre en œuvre le volet Jeunesse du programme Erasmus + ; nous développons désormais le Corps Européen de Solidarité. Autrement dit, l’Agence est au service des projets d’engagement et de mobilité de la jeunesse, française, européenne et étrangère.

 

Vous étiez précédemment à la tête de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), y a-t-il un modèle européen en matière de politiques publiques en direction de la jeunesse?

B. A. : Les pays membres de l'Union européenne tentent de construire des politiques communes dont les priorités sont l’accès à l’emploi et à la formation, la mobilité, l’implication des publics défavorisés, la reconnaissance des compétences sociales et la co-construction des politiques publiques avec les jeunes. Pour ma part, je suis assez sensible au modèle scandinave qui vise en priorité l’autonomie des jeunes assez tôt dans leur parcours.

 

Quelle est votre définition de l'intérêt général ? 

B. A. : Il y aurait des synonymes : causes, solidarité, partage. Ce qui est le plus frappant dans le témoignage des jeunes s’engageant au service des autres est que tous déclarent « nous recevons au moins autant que nous donnons ». L’intérêt est donc réciproque. Cela interroge la capacité de chacun à agir très concrètement dans le sens de plus de cohésion sociale. Les jeunes engagés, avec toutes les qualités qui leur sont propres - sens de l’innovation, capacité à coopérer, énergie positive …- y apportent une précieuse contribution.

 

Une personnalité européenne, vivante ou non, qui selon vous peut inspirer les jeunes Français et Européens dans leurs engagements ?

B. A. : Indiscutablement, l’inégalable Simone Veil, une femme exemplaire par sa force d’âme, ses valeurs et ses combats. Je me dois de citer également Greta Thunberg dont de très nombreux jeunes me parlent sur le terrain ; elle inspire dans son implication énergétique et courageuse à se mobiliser sur une problématique vitale, fédérant par-delà les frontières.


Pour recevoir toutes nos publications, abonnez-vous à notre newsletter.

Intéressé ? Laissez-nous votre email.Nous vous préviendrons dès l’ouverture des candidatures.

Chargement …

Le respect de votre vie privée est notre priorité.

Nos partenaires et nous-mêmes utilisons différentes technologies, telles que les cookies, pour personnaliser les contenus et les publicités, proposer des fonctionnalités sur les réseaux sociaux et analyser le trafic.
Merci de cliquer sur le bouton ci-dessous pour donner votre accord.