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Agriculture
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Les robots Naïo Technologies, jeunes pousses de la région toulousaine

Offrir une solution de désherbage mécanique du vignoble sans produits chimiques : c'est l'ambition du roboticien Naïo Technologies, créé à Toulouse par deux jeunes ingénieurs. Après six ans d'existence et 100 robots vendus, la start-up esquisse une réussite qui croise le meilleur de la winetech et de la robotique française. Explications d'Aymeric Barthes, le co-fondateur, sur une cuvée très occitane.

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naio-technologies-robot_oz.jpg, par AdminLetsGo

Vous avez co-créé Naïo Technologies en 2011, en sortant d’une école d’ingénieur roboticien à Perpignan. Est-ce que c’est le territoire qui vous entourait qui vous a inspirés ? 

Aymeric Barthes : Quand j’étais étudiant à l’IMERIR, l'Institut Méditerranéen d'informatique et robotique de Perpignan, je voulais déjà créer une entreprise. Gaëtan Séverac, qui étudiait avec moi, m’a parlé d’un projet de robotisation dans l’agriculture en revenant de la fête de l’Asperge à Pontonx-sur-Adour (il n’y a que lui avec sa curiosité naturelle pour faire ça ! rires). Nous nous sommes associés et plutôt que de robotiser la culture de l’asperge, nous avons identifié un vrai besoin dans le maraîchage pour remplacer l’usage des produits chimiques, sur des petites surfaces et surtout en circuit court. C’est ainsi que sont nés Oz et Dino, nos premiers robots de désherbage mécanique.
 

Votre dernier robot, Ted, cible les besoins de la viticulture. Est-ce que le fait d’être en région Occitanie vous a aidé sur ce projet ?

C’est effectivement un appel à projet de la région Midi-Pyrénées, « Agile IT » sur les technologies numériques, qui a été le déclencheur. À l’époque où nous avons été sélectionnés par Agile IT, en 2014, nous avions déjà l’idée de nous lancer dans  la viticulture. Mais nous n’avions pas les capacités techniques ni financières pour y aller seuls. Deux autres partenaires occitans nous ont accompagné : le laboratoire de recherche LAAS (Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes) du CNRS à Toulouse nous a aidé sur les techniques de guidage des robots.  Et l'Institut Français de la Vigne et du Vin Sud-Ouest, qui connait très bien les viticulteurs, nous a permis de mieux cadrer aux besoins des utilisateurs, par exemple en termes de vitesse du robot.

 

Côté financements, vous avez notamment utilisé les services d’une plateforme de crowdfunding toulousaine ?

Oui, effectivement, suite à notre premier financement qui était en « love money » (argent apporté par le milieu familial et les proches) c’est Wiseed qui nous a aidés en premier. Nous les connaissions, car Toulousains tous les deux. Wiseed a logiquement participé à notre quatrième levée de fonds (aux côtés de Demeter, Capagro Oeneo et Pro DronesInvestments, des acteurs français également, NDLR). Cette dernière levée de fonds, de 2 millions d’euros servira au déploiement international de nos robots  aux États-Unis et au Japon. Et bien sûr à lancer Ted en France : les premiers retours des viticulteurs qui l’ont testé sont très positifs ! 100 de nos robots sont en circulation dans les champs et cette année, notre objectif est d’en vendre 70 de plus, pour d’atteindre 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 !

 

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gaetan_et_aymeric naio technologies, par AdminLetsGo

 

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