maison standards
©Maison Standards
Éthique
par

Maison Standards : l’éthique au cœur de la fabrique

Sans renoncer au luxe, la marque de vêtements Maison Standards fondée par Uriel Karsenti remet en cause toute de sa chaine de fabrication, et interpelle au passage nos schémas de consommation.

En créant Maison Standards, vous lancez un concept qui se démarque sur bien des points de vos expériences précédentes à la tête de marques de luxe comme Barbara Bui ou Pierre Hardy. Le luxe est dépassé selon vous ?

Uriel Karsenti : Je crois en tous cas que la mode doit évoluer. J’ai passé 14 ans à travailler sur toutes les facettes de cette industrie et le constat de ses disfonctionnements a fini par s’imposer à moi. Le luxe et la qualité coûtent trop chers, avec un système de marge abusif. Pourquoi un vêtement se vend-t-il en boutique 7 à 10 fois son prix de revient ? Parallèlement, la fast fashion a accompagné un rythme de consommation déraisonnable, fondé sur l’inutile, le vite acheté, vite oublié. Les deux circuits contribuent à un gâchis énorme, et concourent à faire passer à l’arrière plan les questions éthiques et environnementales qui menacent pourtant chacun d’entre nous. C’est ce qui m’a poussé à proposer un système à contre-pied, fondé sur les intemporels, la transparence des modes de fabrication, l’origine des matières, le choix des usines, les belles matières et la justesse du prix , fondé par un modèle d’entreprise aux marges réduites, un modèle accessible et durable. Pour moi, c’est du néo-luxe,.

 

Qu’est-ce qui change concrètement par rapport à une marque classique ?

U.K : Je ne fabrique que des produits auxquels je crois et que je pense utiles. Il n’y a pas de stocks, pas de saisonnalité, je réapprovisionne en fonction des besoins. Je fixe également l’objectif de faire durer le produit le plus longtemps possible, avec la possibilité de recycler les vêtements en fin de vie par un système de consigne. Je fais partie d’un génération qui a pris conscience des impacts de sa manière de travailler sur son environnement et qu’il est nécessaire de changer les codes de la conception, de la production mais aussi de la consommation. Donc j’intègre l’idée qu’il s’agit aussi de rééduquer notre clientèle.

 

Vous y voyez les standards de demain ?

U.K : Oui et j’y verrai un parallèle avec ce qu’il se passe dans l’alimentation. Il y a dix ans, le bio était un secteur de niche, synonyme de navet sans sel. Aujourd’hui il est un mode de production à part entière qui répond à la prise de conscience des consommateurs et à la notion même de gastronomie. Quand je conçois un jean recyclé, j’ai le sentiment de participer à cette démarche visant à renverser les codes tout en montrant qu’il ne s’agit en rien de renoncer au beau, ou au plaisir.

 

Pour en savoir plus, cliquez ici 


Maison Standards en dates

2013 : Création de Maison Standards par Uriel Karsenti, et lancement de la vente en ligne.

2016 : Ouverture du showroom atelier rue de Poitou

2017 : Le showroom devient la première boutique Maison Standards, revisitée par Mathias Kiss . Collaboration avec Damart.  Lancement de l’opération Pay What you Want en marge des soldes

2018 : Ouverture de deux nouvelles boutiques parisiennes. Lancement du jean éco-conçu.


C'est parti pour la 2ème édition ! Participez à la 2nde édition des Trophées #LetsgoFrance ici.

Pour recevoir toutes nos publications, abonnez-vous à notre newsletter.

 

Intéressé ? Laissez-nous votre email.Nous vous préviendrons dès l’ouverture des candidatures.

Chargement …

Le respect de votre vie privée est notre priorité.

Nos partenaires et nous-mêmes utilisons différentes technologies, telles que les cookies, pour personnaliser les contenus et les publicités, proposer des fonctionnalités sur les réseaux sociaux et analyser le trafic.
Merci de cliquer sur le bouton ci-dessous pour donner votre accord.