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Agriculture

Maxime de Rostolan "De plus en plus de fermes se créent sur notre territoire"

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AgricultureMaxime de Rostolan "De plus en plus de fermes se créent sur notre territoire"

Être agriculteur ne signifie pas forcément être en souffrance et en colère. La preuve avec Maxime de Rostolan, créateur en 2013 de Fermes d'avenir, une association qui entend accélérer la conversion du modèle agricole français.

À quoi ressemble pour vous l’agriculture de demain ?

Maxime de Rostolan – C’est une agriculture qui travaille avec la nature et non pas contre elle ; qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme ; qui prend comme référence la polyculture-élevage, en misant sur une démarche holistique. Une agriculture qui prend soin de la terre, des hommes et qui répartit équitablement les ressources.

 

700

C'est le nombre de fermes au sein de l'écosystème de Fermes d'Avenir 

 Imposer d’ici 20 ans un modèle agricole français alternatif au modèle intensif dominant : vous y croyez ?

M. de R. – 90 % des agriculteurs dans le monde n’ont pas de tracteur et usent de méthodes plus sobres en énergie et plus respectueuses des sols que chez nous. Le modèle dominant en France n’est pas une fatalité, il existe des alternatives. De plus en plus de fermes se créent actuellement sur notre territoire, souvent menées par des néo-ruraux, avec cette envie de faire autrement. Mais pour les voir se multiplier,  il faut aider les porteurs de projets à franchir les nombreuses barrières qui les freinent – techniques, foncières, financières, de compétences...C’est tout le rôle de l’association Fermes d’avenir.

 

« Il va falloir trouver en France 200 000 volontaires pour travailler la terre. » Maxime de Rostolan

 

Que proposez-vous ? 

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C'est le nombre de payculteurs formés chaque année par le réseau Fermes d'Avenir 

  M. de R. – Nous-mêmes sommes producteurs, avec une ferme prototype en Touraine conçue selon les principes de la permaculture, bientôt rejointe par 4 autres fermes en cours de création ou de reprise.

Nous formons par ailleurs les jeunes et les moins jeunes qui souhaitent se lancer dans des techniques basiques de jardinage, ou encore au métier de « payculteur » – un chef de projet territorial chargé d’organiser le déploiement d’une filière d’approvisionnement en produits locaux.

Nous proposons également un soutien financier via notre plateforme de financement participatif Blue Bees, ainsi que des concours.

Dernier axe indispensable pour que notre action soit efficace : l’influence. Si nous voulons trouver en France 200 000 volontaires pour travailler la terre dans les années à venir, nous devons montrer qu’un autre modèle d’agriculture est possible, et que les agriculteurs engagés dans cette voie ont une vie « désirable ». Nous sensibilisons donc le grand public – en organisant des visites dans les fermes de notre réseau, des conférences, des films… – et défendons auprès des politiques la comptabilité en triple capital, qui intègre les services écosystémiques rendus par les agriculteurs au territoire : si cette création de valeur était monétarisée, cela changerait beaucoup de choses dans l’attractivité de l’agriculture de bon sens.

 

Voyez-vous déjà les lignes bouger ?

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C'est le nombre de compagnons accueillis chaque année découvrant les pratiques de 6 fermes différentes

 

M. de R. – Les astres sont plutôt  en train de s’aligner : les consommateurs français demandent 20 % de bio supplémentaires par an, nos politiques se mobilisent de plus en plus. Il y a une autoroute devant nous ! Si nous organisons bien le développement de Fermes d’avenir, nous arriverons à peser pour faire basculer notre modèle agricole.

 

 


Les autres chiffres clés du réseau Fermes d'Avenir 

Plus d’1,5 millions d’euros levés via Blue Bees en 2017 (prêts rémunérés et dons)

Plus d’1 million d’euros remis aux lauréats des concours


 

Fermes d'avenir

Fermes d'avenir, par AdminLetsGo

 

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