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Dossier anti-gaspillage

Partage ton frigo : l’ « incubateur » d’idées anti-gaspillage pour la France

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Dossier anti-gaspillagePartage ton frigo : l’ « incubateur » d’idées anti-gaspillage pour la France

Depuis 5 ans, l’association Partage ton frigo défriche les diverses solutions qui permettraient de mieux sensibiliser les Français au gâchis alimentaire. Entretien avec Manon Carre, l’une de ses 5 fondateurs.

Comment est né Partage ton frigo ?

L’association Partage ton frigo est née en 2012 avec l’envie d’importer en France le concept du frigo collectif, qui nous apparaissait comme une solution concrète pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Nous en avons implanté une dizaine dans notre région, la Lorraine, dans des lieux de vie en commun : halls d’immeubles, entreprises… Très vite, nous avons été contactés par des personnes qui souhaitaient en installer dans leur ville et avaient besoin de conseils. Nous avons donc formalisé notre expérience dans un guide, mis en ligne sur notre site, édictant des règles de partage, comme l’étiquetage des aliments déposés dans le frigo ou la désignation d’un responsable, ou fournissant des éléments graphiques pour customiser le frigo et le rendre plus attractif. Cela nous a positionnés d’emblée en diffuseurs du mouvement à travers la France.

Dans la foulée, nous avons mené une campagne de sensibilisation à travers l’organisation d’événements ludiques comme les « apéros frigo », les « disco soupes » ou les « disco smoothies », afin de créer du lien tout en démystifiant le partage de nourriture. Depuis peu, nous soutenons l’application HopHopFood à se lancer à Paris.

 

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mel1710_visuel_dans_texte_partage_ton_frigo.jpg, par AdminLetsGo

 

Au fond, vous êtes une sorte d’« incubateur » d’idées anti-gaspillage ?

Exactement ! Nous avons à cœur de tester différentes solutions pour voir ce qui fonctionne et ne fonctionne pas, sous quel format, afin d’aider à déployer les meilleures à grande échelle.

Ces dernières années, nous nous sommes beaucoup intéressés au vrac, qui est un bon moyen de consommer à la juste dose. Nous avons dressé un état des lieux des initiatives européennes et réalisé une étude pour la diffusion d’un modèle plus durable et écologique, dans l’idée de reconstruire cette filière naissante où la France est plutôt en avance. De nos travaux est née notamment une coopérative, Vracoop.

Depuis quelques mois, nous nous sommes lancés dans le développement d’un modèle de conserverie locale : l’idée est de récupérer des invendus alimentaires, de les transformer en conserves puis de les distribuer en boutique et à des associations, tout en proposant des ateliers de sensibilisation.

 

Nous voulons construire un modèle qui soit pérenne, autonome et reproductible pour ensuite accompagner les porteurs de projets à travers la France.

 

Mais nous sommes convaincus que c’est en parvenant à créer un réseau européen d’initiatives de ce type que nous aurons un impact durable sur les comportements.

 

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