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L’archet, 1958 ©Atelier Robert Doisneau
Photographie
par

Robert Doisneau, ce géant de la photographie à redécouvrir !

L’exposition « Doisneau et la musique », qui se tient actuellement à la Cité de la Musique jusqu’au 28 avril, constitue une occasion idéale de redécouvrir ce génie de la photographie, dont l’œuvre continue de rayonner dans le monde entier. Rencontre avec Clémentine Deroudille, commissaire de l’exposition et petite-fille de l’artiste.

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affiche_doisneau.png, par AdminLetsGo

Qu’apporte de nouveau cette exposition sur Robert Doisneau, dont tout le monde connaît par exemple le « Baiser de l’Hôtel de Ville » ?

Clémentine Deroudille : Si l’exposition apporte un nouveau regard sur Doisneau et sur son univers créatif, c’est d’abord parce qu’elle apporte de la nouveauté : 70 % des photographies présentées n’avaient jamais été montrées ! De l’avant-guerre jusqu’à la fin de sa vie en 1994, il a passionnément fréquenté et photographié chanteurs et musiciens, des plus modestes jusqu’aux plus grandes vedettes comme Barbara, Brassens, la Callas, les compositeurs Pierre Boulez et Olivier Messiaen, le violoncelliste Maurice Baquet avec lequel il a réalisé des compositions merveilleuses dont l’humour et l’ambiance évoquent les films muets de Chaplin, ou encore plus près de nous Jacques Higelin, Renaud, les Rita Mitsouko … L’exposition dévoile des clichés totalement inédits. Et magistraux. 

 

Ces œuvres sont-elles représentatives d’un style particulier ?

C.D : L’humour affleure partout dans les photographies de Doisneau. Il aimait à dire qu’on n’apprend jamais mieux qu’en riant. Son art recèle une immense tendresse et nous procure beaucoup de bonheur. C’est cela, la patte Doisneau, celle d’un franc-tireur indocile mais bienveillant. Par ailleurs un immense travailleur, très rigoureux et même assez austère. Mais rien de plus doux, de plus attachant que le regard qu’il porte sur le monde et dont cette exposition, véritable traversée dans le siècle, donne une représentation emblématique. Une des plus belles leçons de Doisneau et de son art, c’est que le rêve est à portée de main ; qu’on peut trouver l’émerveillement dans les choses les plus simples et les plus proches de nous, et dans les êtres les plus familiers.

 

25 ans après sa mort, est-il encore connu à l’étranger ?

C.D : Ses œuvres sont diffusées sur tous les continents. Il faut dire qu’il a laissé 450.000 négatifs, gérés de main de maître par l’Atelier Doisneau. Au Japon, sa réputation est quasiment à l’égale de celle de Picasso. Il est aussi très populaire en Russie, en Argentine et dans toute l’Amérique latine, ou encore, plus près de nous, en Italie. C’est un artiste universel et indémodable, un témoin de son siècle et un photographe du bonheur sans frontières !

 

Clémentine Deroudille est également l’auteur de Robert Doisneau, le révolté du merveilleux, film documentaire diffusé sur Arte en 2016.

Pour en savoir plus sur l'exposition cliquez ici.


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