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Sébastien Paillet : « Nous sommes fiers de la qualité de nos analystes français »

Vous lisezSébastien Paillet : « Nous sommes fiers de la qualité de nos analystes français »
4 min

Early Metrics est un service unique de notation des start-ups et PME du monde entier. A l’origine, deux français Sébastien Paillet et Antoine Baschiera qui, pour développer leur idée, ont su s’entourer du CNAM et privilégier les compétences françaises, en matière d’analyse et de méthodologie.

Qu’est-ce qu’Early Metrics fait et que personne auparavant n’avait jamais initié ?

Sébastien Paillet : Notre force, c’est d’être capable de réduire les prises de risque sur de jeunes entreprises, qui n’ont aucun historique, sont volatiles et plus exposées à l’échec. Bref, des entreprises qui n’inspirent pas confiance, et pourtant.  
Ce n’est pas parce qu’elles sont jeunes qu’on ne peut pas les analyser. A ce jour, nous avons noté, en toute indépendance et sans rémunération, près de 700 sociétés. Les datas accumulées ont été étudiées en collaboration avec le CNAM, pour améliorer notre grille d’analyse. Aujourd’hui cette approche scientifique est notre atout majeur.

 

A qui s’adressent vos services ?

S.P : Early Metrics permet à un collaborateur, qui veut convaincre son patron de s’intéresser à une start-up, d’y aller avec des arguments. Nous pouvons accompagner nos clients, grands groupes, dans l’identification de start-ups avec qui travailler. Ou aller plus loin : repérer les start-ups qui sont sur leurs marchés sensibles – notamment dans les domaines des greentech, assurtech et fintech – pour les aider à repérer leurs challenges de demain. La finalité d’Early Metrics est de permettre aux acteurs d’aller plus vite et en confiance vers l’innovation que peuvent porter les jeunes entreprises, en raccourcissant le temps de décision et avec, le cycle de vente. Nous sommes un accélérateur de transformation ! 

 

« La densité des grands groupes en France est un atout. » Sébastien Paillet

 

Quelle est la french touch d’Early Metrics ?

S. P : Nous sommes fiers de la qualité de nos analystes français et nous savons que nous pourrons continuer de recruter en France ce type de compétence. Ils font la force de notre pôle R&D par leur esprit critique, leur compréhension des indicateurs, leur capacité d’analyse détaillée. 


Comment percevez-vous l’écosystème entrepreneurial français ? 

S. P : La densité des grands groupes en France est un atout. On y trouve de grands groupes qui sont intéressés par l’effervescence actuelle. Des leaders mondiaux dans l’énergie, dans l’industrie, comme Airbus avec qui nous travaillons, sont très à l’écoute des start-ups. En France, les dirigeants sont particulièrement enclins à recevoir les start-ups. J’ai pu rencontrer le PDG de Carrefour, d’Accor ou encore de Vinci, des personnes qui a priori sont inaccessibles. Ils sont très réceptifs aux discussions sur le retournement de leur marché, la disruption etc. Ce n’est pas la même situation au Royaume-Uni de mon point de vue. 
Nous nous sommes lancés à Londres en février 2015. On s’attendait à un écosystème mature, avec des grands groupes qui bossent avec des start-ups ; Après quelques mois on a réalisé que ce n’était pas tout à fait ça, et que les grands groupes adoptant cette attitude ne sont pas si nombreux.  La maturité moyenne et la prise de conscience n’ont pas atteint le même niveau qu’en France. 


D’après vous, quels indicateurs montrent que l’entrepreneuriat français – avec ses TPE, PME, ETI - peut espérer de beaux jours ?  

S. P : De belles initiatives sont lancées en France– comme la Station F – et j’observe une croissance des investissements au sein des start-ups. Aujourd’hui le ticket moyen des levées de fonds est aux alentours de 1,5 M€. C’est un bon signe ! Et je reviens sur la collaboration naissante des grands groupes français avec les start-ups. Elle évolue à différents niveaux. Nos grands groupes apprennent de plus en plus à tester les opportunités avec les start-ups, à déployer des solutions de start-ups dans leur propre environnement et à investir dans les start-ups, à l’image du français Schneider Electric. Une nouvelle agilité se dessine. Mais elle connaît déjà quelques freins côté start-ups ; nous souhaitons tous sauter le pas de l’international, mais nos équipes ne sont pas multilingues et manquent de mixité de cultures, de nationalité. Enfin, le 2e frein est l’instabilité fiscale. Cela effraie l’investisseur.
 

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