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Siegfried Mazet, le Français qui tient les rênes de l’équipe norvégienne de biathlon

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3 min

Il fut pendant près de dix ans l’entraîneur de tir de l’équipe de France et le confident de Martin Fourcade. Siegfried Mazet a été la pierre angulaire des succès des Bleus dans cette discipline en plein essor. En 2016, il a rejoint l’Eldorado des fondeurs : la Norvège. Depuis, les athlètes du pays d’Amundsen performent comme jamais. Rencontre à bâtons rompus et carres affûtées avec ce Drômois qui murmure à l’oreille des vedettes scandinaves des pas de tir.

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img_3791.jpg, par AdminLetsGo

Pourquoi avoir mis le cap sur la Norvège après avoir tout gagné avec les Français ?

Siegfried Mazet : La Norvège est au biathlon ce que le Brésil est au football : la référence ultime, avec ses stars  qui s’appellent Ole-Einar Bjoerndalen ou Johannes Boe. J’estimais avoir fait mon temps au sein des Bleus et je voulais vivre une nouvelle aventure. En 2015, la Fédération norvégienne m’a sollicité. J’ai refusé, je n’étais pas prêt. Elle m’a relancé l’année suivante et là j’ai donné suite sur-le-champ. Il y a des propositions auxquelles il est impossible de dire non deux fois.

 

Pourquoi vous ?

S.M : Jamais l’équipe de Norvège n’avait eu un entraîneur français. Ils avaient besoin de quelqu’un ayant certes obtenu des résultats mais qui puisse également être capable de bousculer les stars norvégiennes de la discipline, trop souvent traitées comme des enfants rois, des idoles intouchables. Il fallait un entraîneur capable de les recadrer et surtout de leur apporter quelque chose de nouveau sur le plan de la préparation physique et mentale.

 

Y a-t-il un style français ou norvégien en matière de biathlon ?

S.M : Non. Mais la culture n’est pas la même, l’approche du tir non plus. Et les modes de management sont profondément différents : en Norvège, tout est très horizontal et décloisonné. Mon job, c’est d’entraîner, mais je suis également consulté par exemple sur le marketing. C’est impensable en France, où les rôles sont beaucoup plus cloisonnés et la hiérarchie bien plus rigide.

 

Quelle place pour le biathlon en France ?  

S.M : Cette discipline suscite un profond engouement, certainement lié en grande partie aux exploits de Martin Fourcade, mais notre pays doit former davantage de coachs. Et sur le plan médiatique, il y a des progrès notables à faire. Voyez l’Allemagne : les audiences y dépassent souvent 7 ou 8 millions de téléspectateurs, alors qu’en France, on plafonne à 1,5 million. C’est pourtant un sport très télégénique, le passage au pas de tir offre de superbes images et le format des épreuves est idéal pour le petit écran.

 

Vous avez côtoyé de très nombreux champions. Quels sont leurs points communs ?

S.M : Sans hésitation : une détermination extrême et la recherche inlassable de la perfection. A cet égard, les champions que j’entraîne ressemblent à un Nadal ou à un Federer : une volonté de fer, une capacité à se transcender et à se remettre en question, beaucoup de travail et le feu sacré pour le sport qu’ils pratiquent.   

 

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