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Solid Track, la technologie 3D française qui séduit Hollywood

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Animation Solid Track, la technologie 3D française qui séduit Hollywood

Au croisement du jeu vidéo et du cinéma, le studio français SolidAnim détient une technologie unique, Solid Track, qui a séduit les producteurs de Star Wars et d’Avatar. Interview d’un des associés, Aurélien Schmitter sur ce succès de la « french touch » de l’animation.

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letsgofrance_aurelienschmitter_pm.jpg, par AdminLetsGo

Votre techno 3D Solid Track a été retenue pour les films Star Wars Rogue One et pour le prochain Avatar.  Quelle est sa valeur ajoutée ?
Aurélien Schmitter :
Au départ SolidAnim est un studio de production d'animations 3D pour les jeux vidéo et le cinéma. Il y a cinq ans nous avons monté un département R&D, qui a mis au point une technologie brevetée, Solid Track. Il s’agit d’une petite caméra légère, qui s’installe sur la caméra de tournage, pour suivre son mouvement. Cela permet de superposer en temps réel les images filmées par la caméra (un acteur sur fond vert par exemple) et les décors virtuels. Le réalisateur peut pré-visualiser le rendu final, il gagne du temps.

 

 

Il y a de plus en plus d’écoles françaises qui sont d’un très bon niveau.  Cela nous aide de monter en effectif facilement quand un gros projet arrive, en recrutant des talents junior.

 

 

Comment fait-on, quand on est un studio français d’une quinzaine de personnes, pour séduire un réalisateur comme James Cameron ?

A.S : Nous avons été repérésà FMX, en Allemagne, un salon dédié aux innovations cinématographiques. Jon Landau, le producteur d’Avatar, a visité notre stand. Il a tout de suite compris l'intérêt de notre technologie et l’équipe de James Cameron a décidé d'acheter notre système. Parallèlement un Américain reconnu dans la production, Joe Lewis, est devenu notre associé pour diffuser notre technologie aux Etats-Unis. Depuis, nous avons ouvert une filiale en Californie.

 

 

 

Avec du recul, quel a été d’après vous l’éclair de génie qui aujourd’hui fait votre succès ?

A.S : Il y avait un vrai savoir-faire terrain issu de notre expérience en capture de mouvement 3D. Le génie  de mes associés Emmanuel Linot, Isaac Partouche et Jean-François Szlapka, c’est d’avoir vu avant les autres qu’au-delà de la capture des mouvements des acteurs, le vrai défi était de réussir à capter les mouvements de la caméra en temps réel, pour faire de la réalité augmentée et de la prévisualisation.

Le dernier atout, c’est bien sûr la puissance de l’industrie du cinéma française.

Plus globalement, quels sont les atouts des Français en matière d’effets spéciaux et d’animation 3D ?

A.S : Il y a de plus en plus d’écoles françaises qui sont d’un très bon niveau.  Cela nous aide de monter en effectif facilement quand un gros projet arrive, en recrutant des talents junior. Nous avons aussi des vrais artistes et des ingénieurs qui sont parmi les meilleurs au monde. Certains ont ce petit grain de folie indispensable pour concevoir un film comme Les Minions. D’autres sont des très bons superviseurs, c’est un gros avantage de les avoir pour l’organisation de la production. Le dernier atout, c’est bien sûr la puissance de l’industrie du cinéma française.

 

 

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letsgofrance_solidtrack1.jpg, par AdminLetsGo

Quels sont vos projets pour garder votre avance ?

A.S : Nous continuons d’innover sur notre activité historique de capture des mouvements : nous venons de travailler pour le film d’animation Croc-Blanc, où nous avons capté les mouvements… du chien réel ! Nous avons aussi travaillé pour un jeu sur casque de réalité virtuelle, The Invisible Hours. Il vient d’être présenté à Cannes. Et nous nous intéressons à des nouvelles applications de la 3D, cette fois pour la télévision. Notre expérience et notre renommée vont nous permettre d’intervenir comme producteur exécutif sur la partie 3D pour des productions TV.

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