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Espaces commerciaux

Storefront : le Airbnb de la boutique est français

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Espaces commerciauxStorefront : le Airbnb de la boutique est français

C’est l’histoire d’une start-up française spécialisée dans la location éphémère d’espaces commerciaux qui a absorbé son plus gros concurrent, américain, pour s’imposer sur trois continents. Le récit de Mohamed Haouache, président de Storefront.

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mohamed-haouache.jpg, par AdminLetsGo

Comment Storefront a-t-elle révolutionné la location d’espaces commerciaux ?

Mohamed Haouache : Storefront est une place de marché qui met en relation directe des espaces commerciaux vacants avec toute personne ayant besoin d’un lieu pour une durée limitée. Ce peut être des projets de marques, de designers, d’artistes ou encore un e-commerce qui veut tester un espace de vente. C’est le même modèle que Airbnb, avec des boutiques. Nous avons créé un marché qui n’existait pas du tout pour démocratiser l’accès à l’immobilier commercial. Par nature, l’immobilier a un cycle long, surtout en France, avec les baux commerciaux en 3, 6 et 9 ans. Mais les marques cherchent des lieux en cycle court, pour des pop-up éphémères. Maintenant, elles peuvent trouver un espace sympa qui leur correspond pour une journée, quelques jours ou quelques mois.

 

« Pour se développer à l’international, il faut avoir l’humilité d’aller voir les acteurs locaux pour comprendre l’environnement. » Mohamed Haouache

 

Comment avez-vous réussi à vous développer à l’international ?

M.H. : J’ai été banquier d’affaires pendant 10 ans à Wall Street. Après une vraie remise en question, j’ai décidé de revenir en France et j’ai créé, avec un ami banquier,une première société: PopUp Immo, en 2014. Nous avons été accélérés à Numa. Puis nous avons eu l’immense chance d’intégrer l’accélérateur Techstars à New York. Ce sont eux qui nous ont introduits auprès de notre concurrent américain : Storefront.  On a alors décidé de lancer une plateforme globale en absorbant notre concurrent. Le petit Français a mangé le gros américain. Mon passé de banquier d’affaires m’a bien aidé dans cette négociation. Maintenant, nous sommes présents aux États-Unis, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, et à Hong-Kong. Notre volonté pour les prochaines années à venir est de développer notre présence en Asie. Pour se développer à l’international, il faut avoir l’humilité d’aller voir les acteurs locaux pour comprendre l’environnement, notamment sur le plan légal.

 

Quel regard portez-vous sur l’écosystème français ?

M.H. : En France, on rentre dans le fond du sujet. On a un état d’esprit qui nous permet d’analyser les opportunités et les problématiques avec une vision différente. On part d’un constat pour apporter une solution. C’est le produit de l’enseignement français. Il y a une véritable école française de la pensée. Il y a aussi un formidable élan d’entrepreneuriat que je comprends parfaitement. Quand j’ai quitté la finance, j’avais envie d’avoir un impact sur les gens, d’avoir une voix et surtout de trouver qui je suis. L’entrepreneuriat te met complètement à nu. Et les Français ont maintenant cet état d’esprit.

 

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