Thomas Nicholls de Sigfox « L’Internet des objets en France est porté par de belles réussites » 
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Thomas Nicholls, de Sigfox «L’Internet des objets en France est porté par de belles réussites» 

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DéveloppementThomas Nicholls, de Sigfox «L’Internet des objets en France est porté par de belles réussites» 

C’est l’un des déploiements les plus rapides de l’histoire des réseaux sans fil. Présent dans 29 pays, Sigfox s’appuie sur sa dernière levée de fonds pour étendre son réseau Machine to Machine et entraîner dans son sillage l’écosystème IoT français. Interview de Thomas Nicholls, directeur de la communication de Sigfox.

Depuis sa création en 2010 en région toulousaine, Sigfox a construit le premier réseau mondial offrant une connectivité, bas débit et frugale en énergie, aux objets grand public et aux équipements industriels. Fin 2016, l’opérateur télécom  a ouvert son capital à Salesforce et Total, qui rejoignent des actionnaires  comme Intel Capital, Air Liquide, Bpifrance et Idinvest Partners.

 

Où en êtes-vous dans le déploiement de votre réseau ?

Thomas Nicholls : Notre réseau est déjà déployé dans 29 pays. La vitesse de déploiement varie selon chaque pays, au Danemark par exemple, 200 antennes ont suffi pour assurer une couverture nationale, contre 2000 en France. En 2018, nous prévoyons d’être présents dans une soixantaine de pays.

 

60

c'est le nombre de pays où le réseau Sigfox veut être présent en 2018. Contre 29 en 2016.

En France, qu’en est-il des usages pionniers du réseau Sigfox ?

T.N. : il y a par exemple la Lysbox, qu’a lancée le département du Loiret en 2014. Ce boîtier connecté est installé au domicile des personnes âgées en situation de dépendance. Il utilise Sigfox pour suivre les prestations d’aide à domicile reçues par les personnes isolées. Lysbox est déjà installée dans 10.000 foyers, avec à la clef 3 millions d’euros d’économie par an pour le département ! 

 

Et au plan mondial, quels sont les usages les plus prometteurs : les objets connectés grand public, ou industriels ?

T.N. : A terme, ce sont les usages grand public, mais aujourd'hui nos plus gros volumes d'affaires viennent des usages industriels. L’une des applications qui tire le plus le marché concerne la localisation d’objets. Sigfox est aussi de plus en plus utilisé pour le « monitoring » à distance, qu’il s’agisse des bornes à incendies, des défibrillateurs ou des futs de bière pour le secteur de la restauration en Espagne.

 

15,2 Milliards

c'est, en milliards d'euros, le chiffre d’affaires de l’internet des objets en 2020 (source : Institut Montaigne et  A.T. Kearney)

L’ Internet of things (IoT) suscite-t-il d'autres belles histoires entrepreneuriales ?

T.N. : Assurément ! L’Internet des objets en France est porté par de belles réussites ! Parmi elles, je peux vous citer Connit, qui développe des solutions pour les bâtiments intelligents et la télérelève des consommations d’eau et de gaz. Créée à Toulouse, Connit a récemment levé 3 millions d'euros. Des grandes entreprises aussi innovent, comme Air Liquide et Engie qui commercialisent des nouvelles offres basées sur la technologie de Sigfox.

 

L’IoT en France, cela représente un, ou plusieurs écosystèmes ?

T.N. : Il y en a plusieurs, car l’IoT c’est extrêmement vaste. A Toulouse, l'IoT Valley regroupe 500 personnes et plus de 40 start-up spécialisées. Mais il y a aussi la cité des Objets connectés à Angers ou encore l’accélerateur EuraTechnologies à Lille. Ces différents pôles collaborent et incitent les jeunes à lancer leur entreprise. Ce qui est magnifique avec l'IoT c'est qu'on découvre des nouveaux usages tous les jours !

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