Tous en classe, New School veille
Digitalisation

Tous en classe, New School veille

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DigitalisationTous en classe, New School veille

Un porte-clés qui se glisse dans un cartable, une tablette équipée de New School, et voilà que l’appel en classe se digitalise ! L’application a tout pour rassurer professeurs et parents sur la présence des élèves en cours. Sa créatrice, Philippine Dolbeau, 16 ans, revient pour #LetsgoFrance sur les coulisses de cet ingénieux service.

Comment est née l’application New School ?
Tout a commencé en septembre 2014, alors que j’entrai en seconde. Aux informations, on parlait d’un fait divers : un petit garçon de 9 ans avait été oublié dans un bus scolaire à Bordeaux. Aucun enseignant n’avait fait l’appel et donc son absence était passée inaperçue.  Ça m’a beaucoup travaillé ! Dès que j’ai couché l’idée sur le papier, j’ai tout de suite bénéficié du soutien de mon entourage et de ma prof d’économie notamment. J’ai imaginé un petit porte-clé équipé d’une puce que l’on peut facilement accrocher à sa trousse, par exemple. Le professeur active New School, sur sa tablette ou son téléphone. L’application repère les porte-clés et fait automatiquement apparaître à l’écran les élèves présents et absents. Les professeurs optimisent la tâche et les parents sont automatiquement prévenus en cas d’absence.

 

 

Quelles sont les prochaines étapes de son développement ?
Nous venons de boucler notre première levée de fonds avec succès puisque 60 800 euros ont été récoltés, grâce à 258 Kiss Kiss Bankers. Cet argent servira au développement de l’application et au déploiement commercial. Notre carnet de commande se remplit peu à peu, puisque des écoles sont déjà venues vers nous.

« Entreprendre fait maintenant partie de ma culture ».
Philippine Dolbeau

 

Votre innovation a été repérée par Apple, récompensée à de nombreuses occasions ; il y a eu les Hype Awards, le concours national jeunes entrepreneurs, l’innovation prize, et tout dernièrement le concours des start up de l’année Bonjour Idées . Faire connaître et reconnaître New School a-t-il été évident ?
L’âge a été à la fois un handicap et un atout. Il est vrai qu’au tout début, il a été difficile de paraître crédible et de faire reconnaître la pertinence du projet. Ma participation au journal TV de BFM Business le 7 janvier 2016 a tout fait basculer ! Et mon âge a joué en ma faveur. Effectivement, avec du recul, je me dis que si c’était un homme de 40 ans qui avait inventé New School, ça n’aurait peut-être pas autant fait le buzz. Aujourd’hui j’ai la reconnaissance d’autres entrepreneurs avec qui j’échange. Le partage de leur expérience m’aide à rester sur le bon chemin.

 

L’aventure New School aura bientôt deux ans. Quel en est votre plus beau souvenir ?
Je n’en ai pas qu’un, mais plutôt trois. En 3e position, il y a la joie de mon passage TV sur BFM Business et les retombées médiatiques énormes qui ont suivi. Ensuite, il y a eu cette rencontre inoubliable avec Clara Gaymard, lors de la journée de la femme digitale. Elle s’est montrée accessible, m’a prodigué des conseils … La cerise sur le gâteau est la réussite de notre levée de fonds.  C’est une réelle preuve de confiance.
Mais il faut reconnaître qu’il y a aussi eu des bas. Je pense aux premières phases de test qui n’ont pas toujours été concluantes et qui m’ont fait réaliser que, même au bout d’un an et demi de travail, beaucoup restent à faire. Forcément, j’ai eu des phases de découragement mais elles m’ont aussi apprises à me remettre au travail.

 

Auriez-vous un message à faire passer à d’autres jeunes, qui souhaiteraient emprunter le chemin de l’entrepreneuriat ?
Endurance, persévérance et motivation sont essentielles ! Il faut croire en ses idées, c’est le message que je fais passer lors d’interventions dans des classes d’économie dans mon lycée. J’ai fait une première Littéraire et pourtant je travaille sur une application digitale. Aujourd’hui je me dis que, même si New School devait ne pas fonctionner, je signerai à nouveau pour l’aventure entrepreneuriale parce que, maintenant, entreprendre fait partie de ma culture.

  

 


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