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Jérôme Budua : "L'histoire française de la motorisation est reconnue dans le monde !"

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3 min

Directeur de Raisinor France, leader mondial de la commercialisation d’huile de pépins de raisin alimentaire et producteur de l’ED95, un bioéthanol de génération avancée fabriqué à partir de marc de raisin, Jérôme Budua s’est prêté au jeu des questions-réponses.

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jb.jpg, par AdminLetsGo

Que vous évoque #LetsgoFrance ?

Jérôme Budua : Il faut qu’on crée de la cohésion, c’est comme cela qu’on avance parce que ça permet de fixer des cadres, des objectifs et de les atteindre.

 

Qu’est-ce qui fait pour vous l’attractivité de la France ?

J.B : Sa diversité, notamment au niveau des solutions énergétiques. Ses nombreuses compétences aussi.

 

Par quel exemple l’illustreriez-vous ?  

J.B : Je citerai les compétences françaises dans l’agriculture, l’aéronautique, dans le secteur automobile aussi, avec une histoire de la motorisation reconnue dans le monde. Après, ces compétences pourraient être tellement mieux exploitées aujourd’hui !

 

Si vous étiez ministre de l’économie, quelle serait votre première grande réforme ? 

J.B : Réduire le temps d’instruction administrative des dossiers que subissent les industriels. Il faut absolument simplifier les choses, responsabiliser davantage les personnes qui travaillent dans les services de l’administration. Parce qu’aujourd’hui, il est intenable d’attendre un an, voire un an et demi parfois, pour pouvoir avancer.

Je l’ai vécu lors de l'homologation de notre ED95 : on est en Europe, on a un carburant qui est homologué en Suède depuis les années 1990 et il faut qu’on redémarre tout à zéro pour obtenir l’agrément en France ! Il y a un vrai problème d’harmonisation au sein de l’Union : pourquoi, alors qu’on sait très bien transposer les directives européennes, on ignore tout ce qui a été fait au sein de la Commission quand on veut créer un carburant dans un des pays membres ? C’est incompréhensible et je peux vous dire que parfois, quand on a fini de rire jaune, on en vient à songer à délocaliser...

 

Finalement, la France de demain, en 3 mots, vous l’imaginez comment ?

J.B : Le pessimiste dirait : si on continue sur cette lancée, déshabillée petit à petit de ses compétences… Mais l’optimiste que je suis espère bien que la France de demain sera guidée par la cohésion, le  travail en commun, les synergies entre tous les industriels pour maîtriser les compétences que nous avons sur le territoire et les mettre en avant, pour soutenir les gens qui ont le désir d’entreprendre, pour faciliter aussi le développement des filières existantes et pas des seules startups, afin d’éviter qu’elles ne soient mangées par des mastodontes et délocalisées.


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