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Gourmandise
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Glaces : ces maisons françaises qui font briller leur territoire

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La glace, en France, se déguste bien. Et ce n’est pas qu’une histoire conjoncturelle de météo caniculaire : son marché est en croissance continue (2% par an depuis dix ans), dispose d’une balance commerciale positive, et tire sa dynamique d’un tissu d’entreprises variées. Au côté des géants internationaux et des entreprises artisanales parvenant à fournir les rayons des supermarchés, des maisons locales, souvent implantées depuis plusieurs décennies, font de leur savoir-faire reconnu un atout pour leur territoire. Zoom, rafraîchissant bien sûr, sur cinq d’entre eux.

René Nardone, Lyon (69)

Glacier de père… en filles, la maison Nardone a posé son enseigne et ses deux salons de dégustation dans les années 1980 dans l’un des plus iconiques quartiers rhôdaniens, le Vieux-Lyon. C’est en réalité en 1899 que l’histoire, celle d’un émigré italien s’installant à Liège, en Belgique, puis en 1929, à Lyon (à l’adresse actuelle !), commence. Aujourd’hui, ses crèmes glacées, que les guides Gault & Millau qualifient simplement de « superbes » demeurent une institution, pour les touristes, mais pas que : « tout Lyonnais se doit d’avoir, au moins une fois, goûté les glaces de Monsieur Nardone », écrivait récemment un magazine local.

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nardone.jpg, par AdminLetsGo

© René Nardone

 

La Martinière, Île de Ré (17)

L’été, les équipes de Xavier Cathala servent 6 000 clients par jour, soit, tout de même, 1,5 tonne de glace ! La maison a l’âge du patron, qui a repris le commerce de son père, qui avait eu l’idée de servir quelques glaces en complément de son activité de boulanger. Sur l’île de Ré, six boutiques ont depuis fleuri pour ce qui est reconnu comme l’une des meilleures glaces du monde. Et aux valeurs d’authenticité et d’artisanat s’ajoutent le goût du local. « Mon métier, ce n’est pas de créer une franchise », en dit Xavier Cathala : la crème est une AOP de la région, les fruits viennent du marché voisin. De quoi soutenir avec le tourisme raisonné  promu sur l’île !

La Martinière

La Martinière, par AdminLetsGo

La Martinière

La Martinière, par AdminLetsGo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Frédéric Baron-Morin

 

L’Igloo, Carnac (56)

Tout près de la presqu’île de Quiberon, Carnac est à l’évidence l’une des « it-destinations » du littoral breton. Premier site mégalithique de la région, la ville accueille aussi l’un de ses glaciers les plus réputés, l’Igloo, dont les promesses réfrigérantes sont tenues chaque année jusque début novembre. Plus 150 parfums (y compris martini et pomme de terre) mais, surtout, une entreprise bien implantée depuis 45 ans et qui revendique un savoir-faire maison  autour de son laboratoire de création. Un succès qui permet à la marque de rayonner en dehors de Carnac, tout en restant locale : dans les cités voisines d’Auray et du Port du Crouesty et à 100km de là, à La Baule, haut lieu de la plaisance atlantique.

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igloo_carnac.jpeg, par AdminLetsGo

© Office du Tourisme de Carnac

 

Berthillon, Paris (75)

Berthillon est probablement l’un des seuls glaciers au monde pouvant se permettre de fermer en août. « Notre chiffre d'affaires repose beaucoup sur les commandes pour les réceptions », expliquait à un journaliste médusé Muriel Berthillon, représentante de la quatrième génération de ce qui n’aurait pu rester qu’un « glacier de village », sur l’île Saint-Louis, en plein cœur du Paris touristique – proximité de Notre-Dame (entre autres !) oblige. Paradoxalement, les recettes fleurissent surtout à Noël, pour célèbre la bûche glacée de la maison. Artisans refusant de passer à la dimension industrielle, les Berthillon ont construit une marque éternellement associée au 4ème arrondissement parisien.

Berthillon glacier

Berthillon glacier, par AdminLetsGo

© Berthillon

 

Maison Pariès, Saint-Jean-de-Luz (64)

Dans le Sud-Ouest, les artisans-glaciers de renom ne manquent pas, du pâtissier Thierry Bamas, à Anglet sur la côte basque, à l’Ariégois Philippe Faur. Mais la Maison Pariès, réputée pour son gâteau basque, ses chocolats, ses glaces et sorbets, est peut-être celle qui joue le plus la carte du territoire. A commencer par ses produits (le piment d’Espelette y a bien sûr sa place)… mais aussi par sa stratégie de développement : la famille a commencé par rayonner autour de Saint-Jean-de-Luz (Biarritz, Bayonne puis San Sebastián) avant d’ouvrir un atelier centralisant ses activités à Socoa, sur la côte basque, avant de devenir l’une des principaux représentants gastronomiques de la région à Paris, tout près du Bon marché.

glaces pariès

glaces pariès, par AdminLetsGo

© Pariès

Résumé

René Nardone, Lyon (69)

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