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Culture
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Le berceau breton d’E. Leclerc à fond sur l’art

Créé en 2011 à Landerneau, le Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture a accueilli cet été son millionième visiteur. Retour sur un succès « made in Breizh » qui offre un modèle alternatif au financement de la culture pour tous en France, à l’heure où l’État se désengage.

Un million de visiteurs en 6 ans : c’est le pari remporté le 13 août 2018 par le Fonds Hélène & Édouard Leclerc (FHEL) à la faveur d’une vaste rétrospective consacrée au sculpteur anglais Henry Moore, dernière d’une série de 15 expositions ayant mis à l’honneur les plus grands artistes modernes et contemporains : Picasso, Giacometti, Miró, Chagall, Monory, Fromanger... Aux yeux de Michel-Édouard Leclerc, Président du FHEL, c’est la démonstration « qu’avec enthousiasme et volonté, on peut faire rayonner la culture à partir d’une petite ville de province ».

 

Landerneau, nouveau pôle de démocratisation culturelle

On ne parle pas là cependant de n’importe quelle ville de province : sise à la pointe de la Bretagne, le nez tendu vers le reste du monde, Landerneau est celle-là même qui a vu naître en 1949 E. Leclerc, le géant français de la distribution. Avec un mot d’ordre assumé : rendre accessibles à tous les biens de consommation.

Fidèle à cette philosophie qui a fait le succès de la marque, le FHEL se veut la vitrine d’une création artistique offerte à tous. Organisation et coproduction d’expositions vouées à valoriser la création contemporaine et à faire circuler les collections nationales et étrangères, médiation et actions pédagogiques, ateliers d’histoire de l’art, cycles de conférences, lectures et concerts permettent ainsi de brasser sur le site historique des Capucins un public aux horizons divers composé de touristes, d’habitants de la région, d’élèves et d’étudiants.

C’est d’ailleurs l’autre engagement du FHEL : l’ancrage local. Toutes les productions du fonds privé, dont les catalogues d’exposition, sont réalisées dans la zone de Landerneau. Sans compter les 15 salariés permanents, et la trentaine en saison, qui travaillent à faire de ce centre d’art breton un lieu de rayonnement international.

 

Financer autrement la culture en France

Ce fonds « entièrement dédié à la médiation, à l’accessibilité aux arts et à la culture » n’a pas peur d’affirmer qu’il ne « fait appel à aucun fond public ». 

Basée sur une « politique tarifaire avantageuse », sa « mission d’intérêt général » est soutenue par un réseau de mécènes – adhérents E. Leclerc, entreprises locales et grandes marques nationales – associés occasionnellement ou en permanence à ses différentes actions. Une approche emblématique de l’évolution en cours du monde philanthropique français, qui, à l’heure où l’État réduit ses subventions comme peau de chagrin, se tourne de plus en plus vers le modèle anglo-saxon pour financer ses projets.


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