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"Madame de" : le succès d'une société toulousaine de gouvernantes

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Services"Madame de" : le succès d'une société toulousaine de gouvernantes

La Toulousaine Coralie de Saint-Martin a fondé sa société de nurses, personnels de maison et gouvernantes haut de gamme. Deux ans après la création de "Madame de", le concept connaît un grand succès. Après l'ouverture d'une deuxième agence, la jeune cheffe d'entreprise entend déployer son business à l'échelle nationale.

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mel1209final.png, par AdminLetsGo

À l'heure où toujours plus de startups cherchent à percer avec leurs innovations, c'est avec un concept vieux comme le monde que la PME de la Toulousaine Coralie de Saint-Martin est en train d'exploser. Créée en avril 2015 avec un capital social de 3 000 euros, la société "Madame de" propose aujourd'hui les services de 26 nurses, personnels de maison et gouvernantes haut de gamme à Toulouse.

Cahier des charges ultra-personnalisé et retour à une éducation à la française pour les enfants ont permis à la petite entreprise d'engranger 250 000 euros de chiffre d'affaires en 2016, et d'ouvrir une deuxième agence à Bordeaux au mois de mars. En 2018, si tout va bien, le chiffre d'affaires de "Madame de", nommée ainsi pour rappeler l'éducation aristocratique, devrait dépasser le million d'euros.

 

Un positionnement haut-de-gamme à partir de 25 euros de l'heure

 

"J'ai toujours été émerveillée par les métiers de la maison, observe Coralie de Saint-Martin. Alors quand je travaillais aux Galeries Lafayette, j'ai cherché une aide pour s'occuper de mon fils de trois ans, mais aucune n'était assez polyvalente: une faisait bien le repassage mais ne parlait pas anglais, l'autre savait peindre mais je n'étais pas satisfaite de son ménage... C'est ce qui m'a décidée à proposer les services d'un personnel de maison aussi compétent dans le savoir-faire que dans le savoir-être".

Avec "Madame de", Coralie de Saint-Martin souhaite ainsi "dépoussiérer" l'image du service à la personne. L'objectif est de se rendre indispensable auprès des publics aisés, en s'appuyant sur les petites attentions de ses employées : cueillir des fleurs fraîches au jardin, préparer une tarte au citron meringuée... Ces prises d'initiative sont aussi un critère de sélection du personnel, et font aujourd'hui de "Madame de", un service de luxe. Pour 25 euros de l'heure, une nurse s'occupe des enfants et le personnel de maison gère l'intérieur de la demeure pour 27 euros. Enfin, pour 28 euros, une gouvernante assume l'intégralité des tâches quotidiennes selon un cahier des charges bien précis, pour les enfants et pour l'habitation.

 

"Dans l'idéal, elles parlent plusieurs langues"

 

"Je retiens environ un CV sur 30, souligne la directrice de 'Madame de'. Mes employés sont habiles en cuisine et en entretien ménager, ont une belle présentation et utilisent un vocabulaire varié pour l'éveil des enfants. Dans l'idéal, ils parlent plusieurs langues, notamment l'anglais, ou ont une compétence artistique transmissible aux enfants comme la musique, la peinture... Et bien sûr, ils doivent pouvoir répondre à toutes les petites 'maniaqueries' des clients".

Les salariés "Madame de" sont rémunérés 10 % au-dessus du SMIC et prennent en charge entre un et cinq clients. Certaines gouvernantes travaillent en effet 35h par semaine dans le même foyer. C'est pourquoi, contrairement à ses concurrents qui ne proposent pas un service aussi haut de gamme, les petites mains de Coralie de Saint-Martin passent en moyenne huit heures par semaine chez leurs clients, contre environ 2h30 pour les sociétés de ménage et repassage O2, Ménage et Compagnie, ou de garde d'enfant Family Sphere ou Kangourou Kids.

Aujourd'hui, "Madame de" cherche de nouveaux locaux pour son siège social et une deuxième agence toulousaine qui devrait déboucher sur le recrutement d'un directeur d'ici la fin de l'année. Puis, Coralie de Saint-Martin entend bien étendre son business au niveau national, en commençant par Nantes fin 2018, Lyon puis Aix-en-Provence.

 

Fleur Olagnier

Article paru dans La Tribune le 09/08/2017

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