Projet de ferme urbaine à Nice
Agri-innovation

Nice aura-t-elle sa ferme du futur ?

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Agri-innovationNice aura-t-elle sa ferme du futur ?

Au cœur de la vallée niçoise, en périphérie de la ville et en campagne, Yann souhaite construire des fermes écologiques, intelligentes et connectées. Il cherche aujourd’hui des partenaires avec qui développer le premier démonstrateur.

Vous venez plutôt du numérique, d’où vous est venue l’idée d’un tel projet ?

Yann Rozier : Mon premier métier, c’est celui de parent. La cause environnementale et la transition énergétique sont des sujets qui m’interpellent. Qui voudrait léguer à ses enfants un monde stérile, où la vie biologique n’est plus possible ? Il est urgent d’agir et d’agir localement. J’habite l’une des plus belles régions du monde, avec des zones maraîchères au rendement intéressant, des terres alluvionnaires à forte valeur agraire : la vallée niçoise a tout le potentiel pour produire et consommer localement. De plus, les compétences sont là, portées par les maraîchers et paysans locaux , la Chambre d’agriculture, le Creat, le Lycée agricole d’Antibes, le pôle Inra, Sophia, la Sustainable design school (SDS) etc. Le territoire Niçois a les moyens de se positionner sur l’enjeu majeur de l’autosuffisance alimentaire et énergétique. Les expériences menées par Albi et d’autres villes comme Mouans-Sartoux nous montrent la voix.

 

Comment fonctionnent vos fermes à énergie positive ?

Y.R : Nice-EcoFarm est un démonstrateur de fermes innovantes destinées aux zones urbaines, périurbaines et rurales. Ces fermes forment un grid (réseau) pour une alimentation en circuits-courts via un maillage territorial interconnecté et participatif.

 

 

Le dispositif est non seulement un réseau local de production alimentaire, mais aussi un réseau de captation et de redistribution d’énergie. Ces fermes en aquaponie, bioponie et permaculture seraient donc un concentré de tradition et de haute technologie française. Après un exhaustif benchmark du marché, j’ai identifié des technologies pertinentes pour ce projet, notamment dans le sud de la France : le vitrage photovoltaïque semi-transparent de CrossLux/Nexcis à Aix-en-Provence, qui serait une alternative au blanc d’Espagne dont sont habituellement badigeonnées les serres, la solution de froid solaire d’HélioClim à Mandelieu-la-Napoule afin de former une unité de stockage collaboratif pour les exploitants, le stockage à hydrogène solide proposé par MCPhy à Grenoble ou des batteries recyclées etc. Ce projet m’a donné l’occasion de faire un tour de France des innovations en transition énergétique et alimentaire: nous avons indéniablement le savoir-faire.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

Y.R : Je travaille à faire connaître le projet et à rencontrer le maximum de personnes, pour mutualiser nos expériences et réussir le passage du projet à sa réalisation. J’ai observé au fil de mes recherches que penser en silo et se spécialiser pouvaient être un frein à la créativité ; je souhaiterais donc mettre autour du projet des partenaires transverses, pour maximiser l’emploi des compétences et je pense notamment  à une une société coopérative d’intérêt collectif – Scic. Je suis plutôt dans les synergies et le collectif : c’est le message que j’ai pu passer à la Mairie de Nice et celui que je continuerai de porter.

 

Vous souhaitez en savoir plus ?

>Rendez-vous sur le site Internet de Nice-EcoFarm

 

Apporter votre soutien ?

>Votez pour Nice-EcoFarm sur le site du ministère de l’environnement « 100 projets pour le climat »

 

Discuter d’une collaboration ?

> Contactez Yann sur Twitter @YannWeb

 

 

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