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Noël

Santons : le fleuron du « made in Provence » bientôt protégé par un label

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NoëlSantons : le fleuron du « made in Provence » bientôt protégé par un label

Nées à la Révolution française, les figurines provençales font plus que jamais recette à une époque qui renoue avec les traditions d’antan et le goût du terroir. Un succès bien au-delà de nos frontières, qui incite aujourd’hui la profession à se protéger.

Une tradition plus que jamais vivace

En Provence, il y a le savon de Marseille et les santons. Ces derniers constituent LE symbole de la tradition provençale, dont la célébration de Noël a toujours nourri l’imaginaire.

Depuis l’apparition de ces « petits saints » (santoun en provençal) dans les crèches familiales à la fin du XVIIIe siècle, après la fermeture des églises qui accueillaient jusque-là les scènes de la Nativité, s’est développée toute une galerie de personnages qui n’a cessé de s’enrichir, année après année.

Peints ou « habillés », toujours plus réalistes et animés, ces saints, héros de pastorales et représentants des métiers traditionnels régionaux continuent de susciter la passion de leurs créateurs comme de leurs clients, avides de modèles originaux fabriqués dans le plus pur respect de la tradition mais toujours griffés d’une touche personnelle.

 

Un savoir-faire unique transmis de génération en génération

La fabrication des santons de Provence, dont l’épicentre se situe à Aubagne, capitale de l’argile, fait vivre toute l’année des entreprises artisanales dont certaines ont acquis une renommée internationale, telle la maison Fouque qui expose ses crèches à New York, Tokyo, Berlin ou au Vatican.

Leurs maîtres ont souvent été distingués Meilleur Ouvrier de France ou Entreprise du Patrimoine Vivant, sans jamais pourtant avoir bénéficié de formation officielle. Car dans l’univers des santonniers, c’est au sein des familles et de génération en génération que, depuis le XIXe siècle, les secrets de fabrication sont transmis.

Pas moins de sept étapes sont nécessairement pour confectionner ces figurines en argile cuit, modelées, sculptées et peintes à la main. Un art fait de patience et de minutie où la réputation se forge sur la qualité du moulage, la précision des détails et la créativité.

 

La rançon du succès

Si une part croissance de leur production s’exporte grâce à l’essor des boutiques en ligne, les santonniers de Provence en écoulent encore la majeure partie en vente directe, dans leurs ateliers et surtout dans les foires aux santons qui se multiplient en Provence, sur le modèle de la foire historique de Marseille née en 1803.

Dans un contexte de regain d’intérêt pour les produits artisanaux et de terroir, ce marché de niche attire de plus en plus de touristes à côté des gens de piété. Au point d’être concurrencé depuis peu par des fabrications étrangères à bas coût se prévalant du terme « Santon de Provence » !

Afin d’y faire barrage, les artisans français se sont fédérés en 2016 dans une Union des fabricants de santons de Provence (UFSP) pour obtenir une indication géographique protégée. Le « made in Provence » devrait bientôt voir son travail d’orfèvre labellisé.


Les santons en chiffres

150 santonniers en France, essentiellement des entreprises familiales de très petite taille

80 % installés en Provence : 62 ateliers dans les Bouches-du-Rhône et 26 dans le Vaucluse

6 grandes maisons : Escoffier, Arterra, Carbonel, Bouvier, Tuffié-Douzon et Fouque

Prix d’un santon traditionnel : entre 10 et 20 euros selon le modèle

4 principales zones d’export : États-Unis, Suisse, Allemagne, Bénélux

Fouque : plus de 1 800 modèles originaux

Carbonel : 150 000 à 200 000 pièces vendues chaque année ; 1,6 million d’euros de chiffre d’affaires


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