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Avec Eove, le Béarn fait respirer le monde 

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Med TechAvec Eove, le Béarn fait respirer le monde 

En misant sur l’innovation, cette startup paloise, née à la suite d’une délocalisation, a révolutionné le monde de la respiration médicale. Entretien avec son fondateur, Fabien Cotteaux.

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eove_eo150.jpg, par AdminLetsGo

Qu’est-ce qui explique le succès d’Eove, en France comme à l’international ?

Fabien Cotteaux – Eove a ceci de particulier qu’elle est une « jeune vieille entreprise », avec seulement trois ans d’existence mais 23 personnes très expérimentées. Cela nous a permis de grossir assez rapidement, en nous concentrant sur un mono-produit, l’EO-150 Ventilator, au plus près du besoin du marché : un produit miniaturisé – c’est le plus petit respirateur au monde – favorisant l’autonomie et la mobilité des patients ventilo-dépendants ; un produit connecté – nous sommes les seuls à proposer un tel degré de connectivité – pouvant transmettre les données physiologiques d’un patient à l’autre bout du monde en temps réel, ou quasiment. Notre force, c’est d’avoir parié sur l’innovation dans un secteur où elle avait été un peu délaissée. Et nous ne comptons pas nous arrêter là : actuellement, nous développons une nouvelle gamme de produits afin de consolider notre position de leader technologique sur le marché.

 

« Lorsqu’un savoir-faire existe quelque part, le conserver et le faire fructifier est possible, quand on sait le remettre en situation. »

 

Dans quelle mesure Eove est-elle une réussite béarnaise ?

F. C. – Si notre équipe est aussi expérimentée, c’est parce que, jadis, Pau hébergeait le leader mondial de la respiration artificielle, dont j’étais le directeur Recherche & Développement. L’entreprise a été reprise par un groupe américain qui a voulu la délocaliser, mais personne n’a suivi. Nous étions trop attachés à notre vie ici. C’est ainsi que j’ai réuni autour de moi d’anciens collaborateurs pour lancer une nouvelle aventure, qui permettrait de faire perdurer le savoir-faire unique dont nous bénéficions dans le Béarn.

On m’a pris un peu pour un fou au début, mais j’étais convaincu que dans notre secteur, ce pari pouvait marcher. Lorsqu’un savoir-faire existe quelque part, le conserver et le faire fructifier est possible, quand on sait le remettre en situation. C’est pour moi aujourd’hui une grande fierté, en tant qu’entrepreneur, d’avoir réussi à créer une entreprise dont l’équipe soit aussi motivée et impliquée. Le travail réalisé n’en est que meilleur.

 

Le Tour de France qui fait étape à Pau, qu’est-ce que cela vous inspire ?

F. C. – Que c’est une ville non seulement superbe et agréable à vivre, mais qu’elle est bien identifiée, qu’elle compte dans le panorama français : je ne peux que m’en féliciter !

 

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