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Transport

Avec Hyperloop, l’Occitanie embarque vers le futur

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TransportAvec Hyperloop, l’Occitanie embarque vers le futur

Hyperloop Transportation Technologies (HTT), start-up californienne armée d’un concept révolutionnaire de train ultra-rapide, a choisi Toulouse pour y implanter son centre de recherche et développement européen. Nadia Pellefigue, vice-présidente de la région Occitanie, revient sur cette victoire qui confirme la place du territoire au cœur de l’innovation mondiale.

Quels arguments ont décidé la société HTT à implanter son centre de recherche à Toulouse ?

Nadia Pellefigue : Nous avons dû faire preuve d’opiniâtreté ! La société HTT avait déjà engagé des négociations très avancées avec d’autres régions européennes, notamment avec la Slovaquie où se dessinait le projet d’une liaison Vienne-Bratislava.

 

Le travail conjoint de la métropole et de la région a payé. Notre argument majeur tient dans la première place de la région Occitanie en France pour son investissement en Recherche et Développement : 3,7 % de notre PIB y est consacré.

 

Nous misons pleinement sur l’innovation et en particulier sur l’enjeu des mobilités du futur. Tout le monde connaît Toulouse comme le siège mondial d’Airbus mais nous avons aussi une spécialité dans les systèmes embarqués qui se retrouvent aussi bien dans les avions que dans les véhicules autonomes. Avec 30 000 chercheurs concentrés ici entre secteurs public et privé, nous disposons enfin et surtout des ressources humaines déterminantes à la conduite d’un projet de ce niveau. Les sociétés qui fréquentent la Silicon Valley savent que c’est la clé de l’innovation. C’est pour ça que Toulouse les a séduit.

 

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mel2009_visuel_hyperloop_ok.jpeg, par AdminLetsGo

 

En quoi ce contrat va-t-il booster le développement de la région ?

N.P : HTT s’est engagé à créer 50 emplois en trois ans. C’est aussi une chance pour la région de relever un pari technologique révolutionnaire. Imaginez la liaison Toulouse-Montpellier en 24 minutes ! La mobilité du futur est un enjeu d’envergure mondiale et nous sommes placés à la pointe de cette réflexion. Nous avons d’autres projets qui confirment la dynamique enclenchée : installation de voiles issues de l’aéronautique sur des navires de gros tonnages afin d’envisager de se passer de carburants fossiles, lancement de dirigeables gros porteurs qui font appel aux technologies issues des drones comme des satellites…

 

Construire les territoires du futur et ce qui les relient, c’est un choix et une stratégie transverse à l’ensemble de nos politiques, du tourisme au logement, en passant bien-sûr par le numérique et les transports.

 

La région a-t-elle ainsi les moyens d’imposer sa marque à l’échelle internationale ?

N.P : En Europe, c’est une certitude. La région est classée 19e sur 275 régions européennes par son PIB. Cela nous donne un poids réel dans nos négociations avec l’UE et au-delà. C’est aussi une responsabilité dans la mesure où nous avons le devoir d’ouvrir la route sur les thèmes de la mobilité mais aussi de la transition énergétique et environnementale. Notre investissement doit être à la hauteur si nous voulons créer notre marque à l’international. Lors du dernier CES de Las Vegas, sur les 233 start-ups présentées, 72 étaient issues d’Occitanie. Et nous avons joué le jeu à fond : couleurs et habillage du stand à nos couleurs, slogan « Powered by Occitanie »… Nous ne savons pas encore si cela fonctionne, mais nous parions sans hésiter sur l’avenir !

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