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Territoires
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« Jazz in Marciac », 40 ans de développement territorial

Six-cents visiteurs en 1978, 243 000 en 2017 : en quarante ans « Jazz in Marciac » est non seulement devenu un festival de jazz majeur, il a aussi redynamisé tout un territoire. Récit de cette aventure par son principal artisan, Jean-Louis Guilhaumon, maire de Marciac.

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_4s37934_ambiance_jazz_in_marciac_guilhaumon_jean-louis.jpg, par AdminLetsGo

Jean-Louis Guilhaumon*, comment devient-on organisateur de l’un des plus grands festivals de jazz d’Europe ? 

Jean-Louis Guilhaumon : Rien ne me prédestinait à occuper une telle fonction. Dans les années 1970, alors professeur de lettres modernes dans un collège rural, à Aignan à côté de Marciac, j’ai été élu premier adjoint au maire, en charge de l’éducation et de la culture. Le maire, Gérard Toulouse, m’a alors demandé de prendre des initiatives pour dynamiser Marciac. Nous avons d’abord créé un Foyer de Jeunes et d’Education Populaire, puis est arrivé à Marciac un ancien instituteur, André Muller, qui avait déjà créé un festival de jazz. Ensemble, nous avons organisé un premier événement. Premier succès : 600 personnes au rendez-vous ! 

 

Comment avez-vous concrètement lié l’histoire de Marciac à la musique ? 

J-L. G : Nous avons vite compris que le festival pouvait s’ériger en un véritable projet de territoire autour de deux thématiques majeures : la culture et le tourisme. Nous avons commencé par organiser, dans notre modeste salle des fêtes, des rendez-vous, trois ou quatre fois par an, pour les passionnés de jazz. Puis, alors que j'étais devenu principal du collège de Marciac, nous avons créé les Ateliers d’Initiation à la Musique de Jazz, de la 6ème à la 3ème. Ce projet, qui a bien fonctionné, rayonne encore aujourd’hui. Par ailleurs, de nombreux projets ont vu le jour : des chambres d’hôtes, une résidence de tourisme Pierre & Vacances et un hôtel cinq étoiles. Nous avons ensuite pensé qu’il était temps de nous doter d’une salle de concert, l'Astrada, qui a été inaugurée en 2011.  Cette salle de 500 places est la première scène conventionnée pour le jazz, et propose une cinquantaine de spectacles par an, dans le cadre d'une programmation pluridisciplinaire. 

 

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C'est ce que représentent, en millions d'euros, les retombées économiques annuelles de « Jazz in Marciac »

 Quelle est la mobilisation des Marciacais ? 

J-L. G : Tout repose sur la passion, l’engagement, la fierté d’appartenance et l’adhésion de la population. Ainsi, notre premier soutien fut un entrepreneur local qui accepta d’héberger la deuxième édition du festival dans son usine, pendant les congés annuels. Aujourd'hui, un millier de bénévoles se mobilisent pendant le festival et les administrateurs de Jazz in Marciac (une quarantaine) tout au long de l’année. 

 

Qu’en est-il de l’attractivité pour les musiciens de jazz ? 

J-L. G : J’ai compris que nous avions réussi quand le célèbre trompettiste de jazz Dizzy Gillepsie m’a dit, au milieu des années 80 : « Now you’re on the map ! ». Autrement dit, nous étions sur la carte des hauts lieux du jazz. 


Chiffre-clé : 

20 millions d’euros : les retombées économiques annuelles de « Jazz in Marciac »


*Jean-Louis Guilhaumon, maire de la ville de Marciac (©Francis Vernhet)

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