haute vache
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Salon International de l'Agriculture

L'Aubrac, égérie du Salon de l'Agriculture : la tête Haute de tout un territoire !

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Salon International de l'AgricultureL'Aubrac, égérie du Salon de l'Agriculture : la tête Haute de tout un territoire !

Avec un regard tranquille sur l'herbe verte des plateaux, c'est une belle vache de race Aubrac qui trône sur l'affiche de l'édition 2018 du Salon de l'Agriculture, ouvert du 24 février au 4 mars à Paris. Avec son nom qui en dit long, Haute, elle reflète pour son éleveur Thibaut Dijols, les valeurs et le succès de tout un territoire.

Affiche salon

Affiche salon, par AdminLetsGo

Qui est donc Haute, et pourquoi a-t-elle été sélectionnée pour être l’égérie du Salon International de l’Agriculture cette année ?

 

Thibaut Dijols : Tous les ans, le Salon de l’Agriculture sélectionne une vache qu’il met à l’honneur, en alternant entre races à viande et laitières. Haute, et à travers elle la race Aubrac, a été choisie cette année car elle a beaucoup de qualités ! C’est une race résistante, facile à vêler, très maternante et qui grandit sur des plateaux qui culminent entre 1 000 et 1 500 mètres d'altitude. Surtout, elle fait écho aux attentes de la consommation moderne : élevée à l’herbe toute l’année, elle représente un élevage raisonné, naturel et labellisé. Mon élevage a sans doute attiré l’attention car il est familial. Je m’en occupe avec ma femme et avec l’aide de nos parents à tous les deux, des retraités agricoles restés très actifs.

 

Haute fait écho aux attentes de la consommation moderne : élevée à l’herbe, elle représente un élevage raisonné, naturel et labellisé.

 

Dans quelle mesure la qualité de votre élevage est-elle liée à celle du territoire?

La race Aubrac est indissociable du plateau et du territoire dont elle porte le nom, aux confins des trois départements que sont l'Aveyron, le Cantal et la Lozère. Il y pousse une herbe parmi les plus riches d’Europe, et la diversité de faune et de flore est elle aussi parmi les plus importantes du continent. C’est une chance aussi sur le plan humain, car les acteurs locaux sont très soudés. Il y a trente ans, avec la mécanisation de l’agriculture et l’essor de l’élevage intensif, on nous assurait que la race Aubrac allait disparaître. Mais toute une génération s’est mobilisée, avec l’aide des pouvoirs publics, pour conserver et promouvoir la qualité de notre travail. C’est allé de pair avec la volonté de redynamiser l’économie locale autour de notre richesse agricole, avec la filière bouchère, la production de fromage, le Laguiole entre autres, et le développement du tourisme. En 2000, nous avons obtenu le label rouge et désormais, l’élevage d’Aubrac ne cesse de croître en France, mais aussi en Europe.

 

Ce coup de projecteur du Salon de l’Agriculture présente la race Aubrac comme un atout économique, mais aussi touristique de notre région.

 

Que vous apporte cette mise en avant par le Salon de l’Agriculture ?

Avec le thème du collectif placé au cœur du Salon cette année, nous avons vraiment le sentiment d’une reconnaissance de tout ce travail que nous avons accompli autour de la race. C’est comme un aboutissement. Ce coup de projecteur présente l’Aubrac comme un atout économique, mais aussi touristique de notre région, et favorise son avenir. C’est assez magique d’ailleurs, que cela arrive en même temps que l’ouverture du parc naturel régional de l’Aubrac, qui lui aussi consacre 15 ans de travail. Nous serons nombreux à venir au Salon, pas seulement éleveurs ou agriculteurs, mais de toutes professions venues de l’Aubrac. Tous sont fiers de Haute car elle représente pour eux le succès du territoire. Que ce soit le boulanger ou le député, tous parlent d’elle comme de leur « vache » !

 

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