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©Bodez/Région Grand Est
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Région Grand Est, au cœur de l’usine du futur

Biotech, agro-alimentaire, aéronautique… Loin de l’image d’Epinal d’une désindustrialisation sans avenir, la région Grand Est bat le fer de l’industrie du futur. Et c’est en partie grâce à l’impulsion de la collectivité régionale. Les explications de Lilla Merabet, vice-présidente du conseil régional en charge de la compétitivité, du Numérique et des Filières d’excellence.

Il y a deux ans, le conseil régional lançait un plan régional « usine du futur ». Où en est-on aujourd’hui ?  

Lilla Merabet : À l’origine, le plan « Usine du futur » a pour objectif d’accompagner les entreprises de la région dans la modernisation de leurs modèles d’affaires, tout en identifiant celles qui sont bien engagées dans l’usine du futur et qui peuvent d’ores et déjà aider les entreprises dans leur développement.

Ainsi aujourd’hui, plus de 370 entreprises embarquées à des degrés différents dans l’industrie 4.0 ont été identifiées. Elles font partie de notre « communauté de leaders » sur l’usine du futur, qui parrainent les PME et sous-traitants industriels moins avancés dans cette mutation. C’est donc une devenu une réalité !

 

 

L’usine du futur est une réalité plutôt bien engagée ! Dans le cadre du plan régional nous avons identifié plus de 370 entreprises qui sont déjà embarquées à des degrés divers dans l’industrie 4.0.


Quelles sont ces entreprises qui sont déjà bien engagées? 

L.M : Ce sont des PME comme Bretzel Burgard, en pleine croissance, ou Velum, le spécialiste de l’éclairage LED récemment labélisé Vitrine nationale de l’industrie du futur. L’usine du futur, ce n’est pas seulement Peugeot PSA et sa nouvelle ligne de production à Mulhouse. Thyssen à Florange est certainement l’une des entreprises les plus en avance pour l’intégration des cobots, ou collaborative robots. Entre la mécanique de précision, l’agro-alimentaire et les biotech, nous sommes la 2e  région industrielle de France, hors Île-de-France.

 

Mais le plan « usine du futur » montre qu’il y a encore du chemin à faire ?

L.M : Oui, car il nous faut faire face à une faiblesse potentielle : s’ils n’avancent pas au bon rythme, les sous-traitants pourraient se retrouver déconnectés des grands donneurs d’ordre et ne pas être « 4.0 compatibles ». Le Plan régional « Usine du Futur » a donc été construit avec l’idée qu’il était urgent d’accompagner le tissu des PME. Le rôle de notre collectivité est de « dérisquer » les prises de décisions et les mutations des PME et des ETI : c’est ce que nous faisons avec notre accompagnement à 360 degrés.

 

L’un de vos atouts est votre situation géographique au cœur de l’Europe. Que dites-vous aux start-up qui veulent s’installer dans le Grand Est ?

L.M : Beaucoup de start-up sont déjà présentes, en particulier dans les biotech autour de Strasbourg. 30% des start-up de Strasbourg opèrent dans la santé, c’est certainement lié à la performance de L'Institut hospitalo-universitaire (IHU). Aujourd’hui tout est aligné pour accompagner les start-up, entre la recherche, l’incubation, le sourcing. Notre président Jean Rottner a annoncé au dernier CES de Las Vegas un fonds de 10 millions d’euros pour les financer en early stage, quel que soit le secteur. De plus nous avons 45% des frontières de l’hexagone, avec comme voisins deux Länder allemands, le Luxembourg et la Suisse : de quoi faciliter l’export.

 

« Aujourd’hui, tout est aligné pour accompagner les start-up, entre la recherche, l’incubation, le sourcing ».

 

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